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il y a 4 jours
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Les Internes et la Radiothérapie du Cancer de la Prostate : Représentations, Connaissances, Attitudes et Pratiques au CHU de Brazzaville

Français - 2026

Nkoua Epala Brice Aymard, Séphora Maryse Nsondé-Mondzié, Judith Nsondé Malanda, Health Sciences & Disease



La radiothérapie est un pilier du traitement du cancer de la prostate, mais son accès est très limité en Afrique subsaharienne, notamment au Congo où le plateau technique du CHU‑B est en panne depuis 2015. Les internes en médecine, futurs prescripteurs, doivent pourtant maîtriser les bases de cette discipline. Cette étude visait à apprécier les représentations sociales et à évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des internes sur la radiothérapie du cancer de la prostate à Brazzaville.


Méthodes.

Étude transversale analytique à collecte prospective, menée en juillet 2025 au CHU de Brazzaville. Tous les internes de 7e année de la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Marien NGOUABI inscrits en 2024‑2025 ont été inclus. Un questionnaire standardisé pré‑testé, inspiré des recommandations de l’AFU, a recueilli les données sociodémographiques, les représentations, les connaissances (33 items), les attitudes (21 items) et les pratiques (8 items). Les scores ont été classés en bons ou mauvais. Les analyses statistiques ont utilisé les tests du χ² et de Fisher, avec un seuil de significativité à 0,05. Résultats. Sur 85 internes éligibles, 80 ont participé (âge moyen 25,9 ans, sex‑ratio 1,5). Les représentations dominantes associaient la radiothérapie aux effets secondaires, au coût et au rayonnement. Le niveau de connaissances était bon chez 46,3 % des internes, les attitudes bonnes chez 47,5 % et les pratiques bonnes chez seulement 30,0 %. L’ancienneté était le seul facteur significativement associé aux connaissances (p < 0,05). Aucune variable sociodémographique ou de formation n’était associée aux attitudes ou aux pratiques. Près de 87,5 % des internes ne souhaitaient pas se spécialiser en radiothérapie, principalement par manque d’intérêt ou peur des rayonnements.


Conclusion.

Les internes de Brazzaville présentent des connaissances et des attitudes insuffisantes, et des pratiques très lacunaires, en radiothérapie. L’absence de plateau technique fonctionnel et de stages pratiques est le principal frein. La réhabilitation du service de radiothérapie et l’intégration de stages pratiques obligatoires sont indispensables pour former des médecins compétents et améliorer la prise en charge du cancer de la prostate au Congo.

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