- Océane Thébault
- il y a 4 jours
- 1 min de lecture
L’heure du traitement médicamenteux de la cachexie est-elle enfin arrivée chez nos patients atteints de cancer digestif ?
Français - 2025
Hépato-Gastro & Oncologie Digestive, volume 32
La cachexie est un syndrome multifactoriel défini par un amaigrissement et une perte de masse musculaire, avec ou sans perte de masse grasse. Les critères de diagnostic proposés pour la cachexie sont : (i) une perte de poids involontaire > 5 % au cours des 6 derniers mois (en l’absence de régime) ; ou (ii) un indice de masse corporelle (IMC) < 20 kg/m2 et tout degré de perte de poids > 2 % ; ou (iii) une sarcopénie et tout degré de perte de poids > 2 % [1]. La dénutrition fait partie du tableau clinique de la cachexie, mais elle ne peut être totalement corrigée par les traitements nutritionnels conventionnels seuls et entraîne une altération fonctionnelle progressive. Elle est associée à une ou plusieurs maladies chroniques sous-jacentes, dont le cancer. La prévalence de la cachexie varie en fonction du stade du cancer (environ 40 % au moment du diagnostic et jusqu’à 70-80 % dans les phases avancées) et de la localisation de la tumeur : les cancers les plus à risque de cachexie sont les cancers du pancréas et de l’estomac, puis ceux du poumon, de la prostate et du côlon. Elle représente un défi majeur dans la prise en charge des patients avec cancer, avec un impact négatif sur qualité de vie, la tolérance des traitements et la survie [2].