- Océane Thébault
- il y a 4 jours
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CACHEXIE ET OBÉSITÉ DANS LA MALADIE PULMONAIRE OBSTRUCTIVE CHRONIQUE : UNE QUESTION DE DÉSÉQUILIBRE ?
Français - 2008
Mariève Doucet, Université Laval
La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire associée avec de nombreux effets systémiques tels que l’inflammation chronique. Cette principale complication extrapulmonaire l’anomalie semble entraîner une perte de poids, une atrophie musculaire et comorbidité. La perte de poids, en particulier l’atrophie musculaire, est liée à une faible survie et à leur les mécanismes sont encore inconnus. Cependant, de nombreuses causes explicatives ont été identifiées
comme un déséquilibre systémique entre les facteurs anaboliques/cataboliques en faveur du catabolisme et le déséquilibre énergétique négatif (hypermétabolisme et/ou épuisement nutritionnel). La contribution relative de ces causes n’a pas été étudiée dans la BPCO et constitue le sujet du première partie de ce travail. Nous avons d’abord mis en évidence dans cette maladie que l’atrophie musculaire pourrait être associé à une activation concomitante de la voie de signalisation catabolique, avec un la surexpression du signal anabolique musculaire qui n’a pas réussi à restaurer la masse musculaire. Deuxièmement, nous démontrons que l’inactivité associée à la BPCO pourrait prédisposer le quadriceps à un déséquilibre entre les muscles cataboliques/anabolisants en faveur du catabolisme cela entraînera une fonte musculaire. Troisièmement, nous mettons en évidence le présence d’un hypermétabolisme chez ces patients qui pourrait s’expliquer par une activation de
la pulsion sympathique. Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent que la contribution de nombreux les facteurs en faveur du catabolisme conduisent inévitablement les patients BPCO à un état de cachexie.
La perte de poids corporel est un événement significatif au cours de la BPCO ; cependant, l’obésité est également rapporté fréquemment chez ces patients. Les conséquences négatives potentielles de l’obésité et l’impact clinique associé à la BPCO est encore inconnu et conduit à la deuxième partie de ce travail.