- Océane Thébault
- 2 juil.
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Étude de la prise de poids sous rispéridone, olanzapine, amisulpride, chez des patients atteints de schizophrénie
Français - 2004
Annales Médico Psychologiques
Les neuroleptiques sont connus depuis leur découverte pour entraîner une prise de poids. Dans la littérature, les résultats des investigations sont exprimés de différente façon : nombre de kg acquis, évolution de l'IMC (index de masse corporelle), proportion de patients ayant un surpoids ou une obésité. Il existe peu d'études à long terme et peu d'études excluant des traitements associés connus pour entraîner une prise de poids. On peut cependant retenir de la littérature que la prise de poids est corrélée avec : le régime alimentaire des patients, l'efficacité du traitement, l'IMC initial, le sexe, l'âge. Notre étude prend en compte des patients schizophrènes sous traitement par rispéridone, olanzapine ou amisulpride. Nous avons étudié rétrospectivement l'évolution de la prise de poids, en adoptant des critères d'exclusion les plus stricts possibles. Les résultats ainsi obtenus permettent d'attribuer la prise de poids aux seuls neuroleptiques, malgré le faible effectif de l'étude (19 patients), qui n'a pas permis d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. On peut, cependant, noter que la rispéridone entraîne une prise de poids moins importante que l'olanzapine. La prise de poids sous amisulpride a été ici très importante, mais ne peut être considérée comme significative (deux patients). Enfin, il semble que la prise de poids se poursuive au cours du temps (recul maximum de deux ans), sans atteindre un palier de stabilisation.