- Océane Thébault
- 2 juil.
- 2 min de lecture
Vécu des internes en médecine atteints du syndrome de l’intestin irritable
Français - 2021
Clotilde Autier, Médecine Sorbonne Université
Nous partirons de la thématique de recherche initiale : la santé des internes en
médecine, c’est-à-dire les étudiants de troisième et dernier cycle des études de médecine, pour comprendre le cheminement vers un travail sur les troubles fonctionnels chez les internes, puis plus précisément sur leur vécu du syndrome de l'intestin irritable.
En 2016, un quart des internes en médecine considère sa santé comme moyenne ou
mauvaise. Mais qu’entend-on par « santé » ? L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. »
La santé des internes en médecine est un sujet de plus en plus préoccupant. Elle fait l’objet de publications récentes, notamment dans le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19 à l’occasion du Ségur de la santé. En effet, au-delà de la considération du bien-être des soignants, cela se répercute sur l’ensemble de la population, en termes de qualité des soins, de risques d’erreurs médicales, d’insatisfaction des patients, et d’augmentation des coûts du système de santé.
Dans son rapport sur la qualité de vie des étudiants en santé remis à Agnès Buzyn, alors
ministre des Solidarités et de la Santé et à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement
supérieur, de la recherche et de l’innovation, le 3 avril 2018, Donata Marra met en évidence le mal-être des étudiants en santé, et note que le cursus médical notamment au 3e cycle est le plus concerné.
S’il y a peu de données concernant la santé physique des internes, les études concernant
leur santé mentale en lien avec la souffrance au travail et le risque d’épuisement qu’elle entraîne se multiplient.
La Haute Autorité en Santé (HAS), en 2017, définit les professionnels de santé comme une « population à risque historiquement identifiée et objet de nombreuses études récentes montrant une morbidité particulièrement élevée, les professionnels de santé en activité ou en formation (...)