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Sulfamides hypoglycémiants : les diurétiques de la diabétologie

Français - 2017

M. Marre, Médecine des Maladies Métaboliques, volume 11, issue 6



Depuis ma première participation à une réunion de diabétologues (la réunion annuelle de l’European Association for the Study of Diabetes [EASD], en 1977), j’entends que les sulfamides hypoglycémiants sont des médicaments dangereux qu’il faut sortir de la pharmacopée du diabète en raison de leur risque cardiovasculaire (les résultats de l’UGDP [1] dataient seulement de 1970), des hypoglycémies qu’ils provoquent (et à l’époque les interférences médicamenteuses entre les sulfamides hypoglycémiants de première génération et beaucoup de médicaments étaient fréquentes) et de la prise de poids qu’ils induisaient. Il y avait aussi des réunions où l’on définissait le sulfamide hypoglycémiant idéal : celui qui fait baisser la glycémie en ne provoquant pas d’hypoglycémie et en ne faisant pas grossir… Il aura fallu attendre une trentaine d’années pour qu’une nouvelle classe médicamenteuse, les inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase IV (DDP-4), transforme ce dernier rêve en réalité.

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