- Océane Thébault
- 2 juil.
- 2 min de lecture
Prévalence et impact du syndrome de l’intestin irritable sur la qualité de vie des étudiants en médecine
Français - 2024
La Revue de Médecine Interne
Le syndrome l’intestin irritable (SII) concerne environ 5 % de la population algérienne. Bien que fréquente, la physiopathologie de cette affection reste mal élucidée. L’objectif était d’estimer la prévalence du SSI et son impact sur la qualité de vie des étudiants en médecine.
Patients et méthodes
À travers un questionnaire incluant les critères diagnostiques ROME IV, l’échelle de Bristol et deux échelles d’évaluation psychique (PHQ-15 et GAD-7), une enquête auprès des étudiants de médecine a été réalisée grâce à Google Forms. Nous avons utilisé le test de Student et celui du Chi2 pour la comparaison des variables quantitatives et
qualitatives, respectivement. Logiciel d’analyse : SPSS 21.0.
Résultats
Deux cent soixante-douze mille étudiants en cycle de graduation âgés de 22,8 ± 2,1 ans dont 210 femmes ont participé à l’étude. Il n’y avait de différence d’âge entre les deux sexes (22,5 ± 2,4 vs 22,8 ± 2,1 ans, p NS). La prévalence du SII était de 21,3 % (n = 58). La différence était statistiquement significative entre les deux sexes (femmes : 24,7 % vs hommes : 4,4 %, p = 0,002). Les sous-types de SII étaient les suivants : constipation : 32,4 %, diarrhée : 20,7 %, mixte : 46,6 %. On n’a pas noté de différence statistique entre les trois sous-types. Presque la moitié (48,7 %) des étudiants avec SII présentent un profil dépressif modéré à sévère et 24,0 % d’entre eux avaient des somatisations.
Conclusion
Les résultats de notre étude montrent qu’un étudiant en médecine sur cinq était atteint d’un SII, dont la moitié présente une dépression modérée à sévère.