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Glucocorticoïdes et pratique sportive : effets sur la prise alimentaire, la composition corporelle et différentes sécrétions hormonales

Français - 2011

Laetitia Jollin, Médecine humaine et pathologie, Université d’Orléans



Les glucocorticoïdes sont utilisés couramment en thérapeutique pour leurs effets anti-inflammatoires, immunosuppresseurs et anti-allergiques. Leur administration se fait soit par voie locale comme pour le traitement de l’asthme ou du psoriasis, soit par voie

systémique pour traiter des rhumatismes chroniques douloureux ou éviter le rejet chez des patients greffés. Les traitements chroniques (> 3 mois) par voie systémique de corticoïdes induisent de nombreux effets délétères, avec notamment l’inhibition de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HHS), une ostéoporose, une fonte musculaire accompagnée d’une augmentation de masse grasse, une hyperglycémie et des risques cardio-vasculaires.

Les glucocorticoïdes font partie de la liste des substances interdites en compétition par

l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), car ils sont parfois détournés de leur usage thérapeutique par les sportifs en raison de leurs effets ergogéniques. Dans ce cadre, les

glucocorticoïdes sont utilisés à dose importante, mais sur des temps d’administration

relativement courts (1 semaine au maximum). Or, si les effets secondaires indésirables

d’un traitement chronique de glucocorticoïdes sont bien établis, il n’existe pas de

consensus quant aux risques réels engendrés par une prise de courte durée de

glucocorticoïdes, en raison du faible nombre d’études effectuées avec ce type de protocole d’administration.

Le travail de cette thèse propose ainsi d’apporter des compléments à la littérature actuelle en étudiant les éventuels effets délétères d’un traitement P.O. de courte durée (une semaine) de glucocorticoïdes utilisés de manière préférentielle par les sportifs (i.e.,

prednisone/prednisolone) sur l’inhibition de l’axe HHS, la composition corporelle, la

prise alimentaire, la glycémie, l’insulinémie et la sécrétion d’adipokines chez des sportifs

de loisir de sexe masculin et féminin. Pour des raisons éthiques, l’étude n’a pu être

conduite chez des sportifs de haut-niveau.

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