- Océane Thébault
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Dopamine et sérotonine : influences sur le comportement sexuel masculin
Anglais - 2004
Elaine M. Hull, John W. Muschamp, Satoru Sato, Physiology & Behabior, volume 83, Issue 2
Les hormones stéroïdiennes régulent le comportement sexuel principalement par des effets lents, médiés par le génome. Ces effets sont réalisés, en partie, en améliorant le traitement des stimuli sensoriels pertinents, en modifiant la synthèse, la libération et/ou les récepteurs des neurotransmetteurs dans les zones intégratives, et en augmentant la réactivité des sorties motrices appropriées. La dopamine a des effets facilitateurs sur la motivation sexuelle, la capacité copulatoire et les réflexes génitaux. La dopamine dans le tractus nigrostriatal influence l’activité motrice ; dans le tractus mésolimbique, elle active de nombreux comportements motivés, dont la copulation ; dans l’aire préoptique médiale (APM), elle contrôle les réflexes génitaux, les schémas copulatoires et plus particulièrement la motivation sexuelle. La testostérone augmente l’oxyde nitrique synthase dans le MPOA ; l’oxyde nitrique augmente la libération de dopamine basale et stimulée par les femelles, ce qui facilite à son tour la copulation et les réflexes génitaux. La sérotonine (5-HT) est principalement inhibitrice, bien que la stimulation des récepteurs 5-HT2C augmente les érections et inhibe l’éjaculation, tandis que la stimulation des récepteurs 5-HT1A a les effets opposés : facilitation de l’éjaculation et, dans certaines circonstances, inhibition de l’érection. 5-HT est libéré dans l’hypothalamus latéral antérieur au moment de l’éjaculation. Les micro-injections d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine retardent le début de la copulation et retardent l’éjaculation après le début de la copulation. Un moyen pour cette inhibition est une diminution de la libération de dopamine dans le tractus mésolimbique.