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Consommation d’alcool et de substances chez les étudiants en médecine de France : une étude transversale nationale

Français - 2026

The Canadian Journal of Psychiatry



On sait que les étudiants en médecine sont exposés à une détresse psychologique importante, ce qui les rend vulnérables à la consommation de substances. Il existe peu de données sur la consommation d’alcool et de substances chez les étudiants en médecine. L’objectif était d’évaluer la prévalence de la consommation de substances, en particulier d’alcool, chez les étudiants en médecine de France.


Méthodes

Cette étude transversale nationale a été menée en ligne du 10 juin au 28 juillet 2024. Un lien vers un sondage a été envoyé aux étudiants en médecine et aux résidents de France par l’intermédiaire de courriels administratifs officiels. Nous avons évalué la consommation de substances (alcool, tabac, cannabis, cocaïne, amphétamines, LSD, psilocybine, héroïne, poppers, oxyde de diazote, etc.). Pour la consommation d’alcool, nous avons utilisé le questionnaire AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test). On a procédé au recodage des réponses manquantes à zéro avant d’analyser les données. Des régressions logistiques binaires univariées et multivariées ont été réalisées avec le questionnaire AUDIT comme variable dépendante, dichotomisée selon un seuil ≥ 8.


Résultats

Nous avons inclus 8 312 étudiants : de ce nombre, 11% répondaient aux critères de consommation d’alcool à risque et 5,5% à ceux d’une dépendance probable selon le questionnaire AUDIT; parmi les répondants, 23,3% déclaraient consommer du tabac, tandis que 13,4% rapportaient une consommation de cannabis, dont 1% en consommaient plus de deux ou trois fois par semaine. Parmi les autres substances, les poppers (23,5%) et l’oxyde de diazote (11,2%) étaient les plus fréquemment signalés. L’analyse multivariée a permis de relever plusieurs facteurs associés à une consommation problématique d’alcool, notamment le sexe masculin, un âge plus jeune, des difficultés financières et l’exposition à l’humiliation, au harcèlement ou à une agression sexuelle.


Conclusions

La prévalence de la consommation d’alcool et de substances psychoactives chez les étudiants en médecine de France s’établit à des niveaux globalement comparables à ceux rapportés à l’échelle internationale. Ces résultats font ressortir la nécessité de mettre en place des actions préventives et de soutien ciblées au sein des facultés de médecine.

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